jeudi 30 octobre 2008



Un merci tout particulier à Gérard Bravais et son épouse Barbara sans qui nous n'aurions pu réaliser cette Virade.
Ce sont eux qui étaient là à chaque étape pour nous apporter les t-shirts, les banderoles, les victuailles mais aussi les encouragements... Merci à vous deux pour tout cela.

lundi 13 octobre 2008

Reportage sur radio RAJE

Journaliste, Christine Payan s'est intéressée à notre "virade" et après une interview dans les locaux de la radio avignonnaise, un reportage a été diffusé sur cette antenne le 9 octobre dernier.




Un grand merci à Christrine Payan et à la radio RAJE pour ce reportage.

jeudi 25 septembre 2008

Vous pouvez toujours envoyer vos dons

La virade de Marius est terminée mais celles et ceux qui voudraient faire des dons peuvent encore le faire, envoyez-les à :

Gérard Bravais
La Virade de Marius
Vaincre la Mucoviscidose
26110 Saint Ferréol Trente Pas

Vous pouvez également achetez le t-shirt de la "Virade de Marius" vendu au prix de 10 euros.
Plusieurs tailles sont disponibles : 7/8 ans - 9/11 ans - S - L - XL).

Pour toutes commandes écrire à mariusetsteph@gmail.com

Je vous rappelle que vous pouvez également vous mobiliser los des les prochaines Virades qui auront lieu les 27 et 28 septembre prochain. Pour tous renseignements :

- http://www.vaincrelamuco.org/
- http://www.virades.org/
- http://virade2607.free.fr/

dimanche 21 septembre 2008

Dans la Drôme, Condorcet se mobilise...


A Condorcet, dans le Haut Nyonsais, un groupe de bénévoles organisera sa virade avec, à la préparation, une équipe soudée mais aussi la participation des enfants des écoles, de collégiens et lycéens et l'aide des commerçants et entreprises qui les accompagnent.

Au programme des réjouissances:
Le samedi 27 septembre à 16h30 tournois de foot enfants et adultes.
A 20 heures repas dansant au prix de 15 euros (réservations au 04.75.27.72.92 ou 04.75.27.73. 64)
Le dimanche 28 septembre : journée festive
- 8 h 30 : accueil-café
- A partir de 9h : départ des randonnées pédestres :3 circuits balisés pour tous âges et tous niveaux physiques;
- 9h randonnée V.T.T. pratiquants et chevronnés
- 10h randonnée V T T enfants et débutants (casque obligatoire).
- A partir de 10 h stands exposition et vide grenier.
A midi : Restauration - buvette.
- A partir de 14 h: nombreuses animations festives : jeux du monde - aîkido - hip-hop -maquillage - tir à la carabine - chanson populaire (les Craquettes) - choeur de femmes -accordéon classique et chant lyrique dans l'église...
- A 18 h : tirage, richement doté, des diverses tombolas et grilles primées.

Copieux et alléchant, n'est ce pas ? Ambiance et convivialité en prime.
Allez, les bénévoles vous attendent nombreuses et nombreux pour marier plaisir et générosité, sympathique et efficace combinaison.
En agissant ainsi,c'est sûr : "ENSEMBLE NOUS GAGNERONS ET ILS GUERIRONT"

lundi 15 septembre 2008

Une virade près de chez vous...

80 virades dans toute la France :
Il y en a sûrement une près de chez vous !

Pour trouver la Virade la plus proche de chez vous, cliquez ICI.

S'il n'y a pas de virade organisée dans votre dapartement cette année, vous pouvez aussi soutenir la recherche en faisant un don à l'association.

Vous cherchez des parrains pour soutenir votre effort le jour de la Virade ? Télécharger le bulletin de parrainage.

mercredi 10 septembre 2008

Plus de 3600 euros récoltés : MERCI A TOUS !!!

Beaucoup me demandent combien de dons nous avons récolté tout au long de notre périple.
Alors dimanche dernier nous avons fait les dernières additions. Et le résultat dépasse toutes nos espérances : 3686 euros ! En partant, nous n'avions fait aucun pronostic. Pour nous, l'essentiel était d'insiter le maximum de gens à participer à la virade qui se déroulera le 27 et 28 août septembre prochain.

Soit :
Dons : 1590 euros
T-shirts : 1932 euros
Tickets de tombola : 164 euros

Voici le détails des sommes récoltées dans les communes traversées :
Samedi 2 août 2008 - Départ de Rousset-les-Vignes : 612 euros
Dimanche 3 août 2008 -Dieulefit : 50 euros
Lundi 4 août 2008 -Bourdeaux : 170 euros
Jeudi 7 août 2008 -Saint-Nazaire-le-Désert : 90 euros
Vendredi 8 août 2008 - La-Motte-Chalancon : 80 euros
Samedi 9 août 2008 -Pommerol : 90 euros
19 et 20 août 2008 -Montbrun-les-Bains : 329 euros
Samedi 23 août 2008 -Buis-les-Baronnies : 205 euros
Dimanche 24 août 2008 -Nyons : 55 euros
Dimanche 24 août 2008 -Rousset-les-Vignes : 691 euros

A noter qu'un certain nombre d'hébergeurs nous ont accueilli gratuitement. Ce fut notamment le cas à Pommerol et à Séderon
Alors un très grand merci à toutes celles et ceux qui ont fait un don. Un merci tout particulier aux municipalités qui nous ont permis de promouvoir notre action notamment Dieulefit, Bourdeaux, Saint-Nazaire, la Motte, Orpierre, Montbrun, Buis et bien évidemment Rousset !

A vous tous : MERCI

vendredi 5 septembre 2008

Découvrez notre album souvenir...




Près de 400 photos de ce périple sont enfin en ligne...
Découvrez-les en cliquant ICI

jeudi 28 août 2008

La presse en a parlé ...

mardi 26 août 2008

La presse en a parlé ...

Le Dauphiné Libéré du 26 août 2008

dimanche 24 août 2008

J23 : Grand moment d'émotions

Nous avons pris congés assez tard de nos hôtes de Montaulieu ce matin, vers 10h30, l'estomac rassasié d'un bon petit-déjeuner avec croissants. Plus nous approchions de Nyons, et plus les gens nous reconnaissaient et nous interpellaient à notre passage, pour discuter ou prendre une photo. Et c'est ainsi que nous sommes arrivés une heure plus tard que prévu au bar du pont à Nyons vers 14h00, ou nous attendais un comité d'accueil parti en éclaireur : Barbara, Michel Sandou 1er adjoint de Rousset les Vignes, ainsi que Morgane. Nous avons mangé une bonne salade que les restaurateurs ont bien voulu nous servir malgré l'heure tardive.
Morgane est reparti avec nous pour faire un bout de chemin jusqu'à Rousset que nous comptions atteindre entre 3 et 4 heures de temps. Nous avons mis 3h45 et Morgane, dont nous soulignons le courage, a quasiment effectué la totalité du parcours, soit 13km.Et c'est pas mois de 75 personnes nous mitraillant de photos qui nous attendaient à notre arrivée à Rousset les vignes à 19h00, nous offrant ainsi un moment d'intenses émotions. C'est comme si le temps s'était arrêté : nous retrouvions à notre retour le même comité déjà présent lors de notre départ. La boucle est réellement bouclée. Gérard était là, avec Jean-Claude et Michelle Lyon, Bernard Fougeirol, Jérémie et sa copine, Monique de La Tribune...
Gérard a fait une allocution et Monsieur le Maire nous a remis les derniers chèques récoltés pendant notre absence. C'est plus de 1000 euros de dons que contenait l'urne mise à la disposition des Roussetois ! Philippe Cahn nous a également remis un chèque de 500 euros de la part de La Tribune. Les derniers tee-shirts ont été vendus. Ce fut un grand moment d'euphorie, la gentillesse et la solidarité ambiante nous faisant oublier notre fatigue. Chaque applaudissement réchauffait un peu plus nos coeurs.
Nous sommes grandement reconnaissants de la générosité des habitants de Rousset et la mobilisation de la municipalité que nous remercions vivement. Nous avons récolté grâce à la générosité de tous aux alentours de 2500 euros. Nous remercions Morgane, dont le prénom et le visage ont servi d'effigie à notre action, mais nous n'oublions pas également les autres enfants qui souffrent de cette maladie et espérons que cette goutte d'eau puisse améliorer leur quotidien et que bientôt un traitement pouvant les guérir sera trouvé.

samedi 23 août 2008

J22 : les derniers kilomètres sont les plus difficiles

Nous nous sommes levés avec la pensée que notre voyage arrivait décidément à son terme car nous avions à l'esprit qu'il s'agissait de la dernière nuit passée sous le ciel en nylon d'une tente. En effet ce soir nous sommes attendus chez Stéphane de la Tribune (ça me rappelle quelqu'un) et son épouse.

En route pour 1/2 heure de marche vers Buis les Baronnies où nous sommes attendus. En chemin nous rencontrons la dame qui nous avait prêté le terrain, et voilà que nous nous mettons à discuter des sabots de Marius et à vérifier qu'ils n'étaient pas trop usés.

9h15 nous voilà sur la place du village où nous attendais de façon appréciable un petit comité composé comme à leur habitude de Gérard Bravais et Barbara, mais aussi des musiciens de "Parfum de jazz" ainsi que le 1er adjoint et des élus de la ville. Café et croissants étaient également de la partie. Pendant une bonne heure nous avons animé la place, Gérard prenant le micro pour présenter notre action et rappeler le principe des Virades. La matinée à continué sur la place des Arcades où mêlés aux forains du petit marché nous avons installé un stand pour vendre nos tee-shirts, des billets de tombola et récolter des dons. Au passage, certaines personnes n'hésitaient pas à nous demander des conseils sur la façon de s'occuper d'un âne.Et puis il a fallu reprendre la route vers 13h00, direction Montaulieu, avec le franchissement de trois cols au programme : le col de Milmandre (852m), le col de Linceuil (893m) et le col de la Vote (environ 750m) situé dans la forêt domaniale de Coucou. Sur proposition du maire de Montaulieu, nous étions invité à animer un mariage célébré dans sa commune , mais nous sommes malheureusement arrivés trop tard, sur les coups de 21h. Nous avons mis en effet un temps infini à descendre du col de la Vote, Marius peinant à marcher sur les graviers. Arrivés à destination, nous avons été bien accueilli par Stéphane et son épouse et Marius qui avait grand faim a pu être rassasié.

vendredi 22 août 2008

J21 : On ressort les impers

Ce matin nous nous sommes réveillés assez tôt vers 7h00, en même temps que nos voisins qui reprenait également la route pour rentrer chez eux. Nous avons encore pris le temps de discuter tout en préparant nos affaires.

Vers 9h30 nous avons vu le ciel s’assombrir. Arrivés à Brantes, nous avons débâté Marius et l’avons installé dans un pré, bu un café à l’auberge, et rencontré un couple de l’Isère avec leur petit garçon. Et à chaque fois nous prenons avec joie le temps de discuter avec les gens, d’expliquer ce que nous faisons.
Au moment de repartir vers Plaisians vers 12h30 par des sentiers que je connaissais bien, il s’est mis à pleuvoir avant la réapparition soudaine du beau temps, dégageant le Ventoux superbe derrière nous. Nous avons fait une pause en attendant que le coup de chaleur s’estompe et sommes repartis vers 15h00.

A Plaisians nous avons demandé de l’eau à une famille qui a gentiment accepté en nous offrant en bonus une glace, pour nous aider à terminer la dizaine de kilomètres qu’il restait à parcourir jusqu’à Buis les Baronnies, heureusement par des chemins plutôt plats et larges.

En chemin j’ai revu des gens rencontrés lors du Marius Tour de l’année dernière. La dame qui avait eu un grave accident de moto, pratiquait le canoë-kayak de mer. Pour la petite histoire, leur maison est toujours signalée comme étant une ruine sur les cartes IGN alors qu’elle a été reconstruite depuis 10 ans !Arrivés à Buis vers 20h30 nous avons décidé de nous éloigner du centre ville pour trouver un lieu où dormir après avoir constaté que le camping ne contenait pas beaucoup d’herbe. Nous avons alors rencontré des gens vus au concert de Montbrun. Ils possédaient un terrain prêt à accueillir des chevaux et nous l’ont gentiment proposé. Nous avons planté la tente à proximité.

Demain nous sommes attendus par un comité d’accueil à 9h30.

La presse en a parlé ...

Drôme infos hebdo du 22 août 2008
cliquez sur l'article

jeudi 21 août 2008

J20 : Sur le chemin du retour

Nous sommes repartis sur les sentiers assez tard ce matin, le temps pour nous de prendre un café, d’acheter de l’arnica à la pharmacie, et pour Marius de faire la star auprès des gens du village et des vacanciers curieux qui voulaient le caresser et le prendre en photo. Etant restés un jour de plus que prévu à Montbrun nous avions revus notre parcours et décidé pour le raccourcir de ne pas aller à Montauban-sur-Ouvèze et Le Poët en PercipSur les sentiers, très praticables par rapport à ceux que l’on a connus, les rencontres continuent de se succéder, notamment avec cette famille qui rentrait d’une balade de quinze jours avec un âne qu’ils avaient loué. Cela nous a donné l’occasion de discuter utilement avec sa propriétaire du bât de Marius que nous pensions à tort trop lourd.

Nous avons mangé à Savoillan, pris un café à l’auberge et fait la connaissance de Peer et Cécile, qui venaient de passer une semaine de vacances en Irlande en roulotte tirée par des chevaux. Nous avons repris la route par les sentiers au pied du Ventoux pour prendre de l’altitude au dessus de la vallée du Toulourenc.Nous sommes arrivés à la maison forestière de Brantes que nous avons supposé louée à la vue des affaires entreposées devant, et avons planté la tente à proximité. Effectivement vers 21h00 une famille du Pas de Calais est arrivée, et après nous avoir assuré que notre présence de ne la gênait pas, a entamé la conversation.

La presse en a parlé ...

mercredi 20 août 2008

J19 : Du repos en rab

Sur les coups de midi de cette deuxième journée passée à Montbrun, nous sommes allés à l’apéro-concert auquel nous avions décidé d’assister la veille dans l’intention de tenir un stand pour la Virade. Nous y avons vendu des tee-shirts, récolté des dons et retrouvé Gérard Bravais, présent dans le cadre de « parfum de jazz » dont il s’occupe, et Bernard Fougerol, le papa de Jérémie dont il nous a donné des nouvelles : il va bien et s’est requinqué.

L’après-midi j’ai pu profiter de l’ordinateur de la mairie pour envoyer les photos sur le blog, pendant que Joëlle se délassait en testant la piscine, le jacuzzi et le hammam des thermes. Elle y a fait la connaissance de Christophe, grand randonneur, que l’on a retrouvé le soir et avec qui nous avons partagé nos expériences respectives.

Nous n’avons malheureusement récolté aucun don lors du concert en soirée, mais celui-ci nous a permis de discuter de notre action avec les spectateurs et de nous apercevoir que Marius, même s’il était apeuré par les applaudissements, semblait apprécier le jazz.

Après un dernier verre, nous sommes partis nous coucher pour une dernière nuit à Montbrun, avant de reprendre la route le lendemain.

mardi 19 août 2008

J18 : Dons, jazz et crêpes

A Montbrun nous avons eu le plaisir de vérifier le bon accueil de la population. Nous avons été accueillis dans le cadre du festival "Parfum de jazz" où nous tenions un stand de vente de tee-shirts et de tickets de tombola, dont Barbara nous avait réapprovisionnés. Nous remercions à ce sujet Raymond Gibarroux qui n'a pas ménagé sa peine pour annoncer et organiser au mieux notre intervention.

A midi nous avons pris la décision de rester un peu plus longtemps à Montbrun pour pouvoir participer à l'apéro-concert organisé en soirée.


Une surprise attendait également Marius en soirée : Balthazar, autre quadrupède asinien de Reilhanette lui avait fait parvenir, par l'intermédiaire de Camille, sa propriétaire, une succulente… botte de foin. Il y a des attentions auxquelles un âne ne peut qu'être sensible.

Comme il y a pris goût, Marius a décidé de se rendre également à l'apéritif concert de mardi matin. En ce qui nous concerne, nous sommes invités à déjeuner par le comité des fêtes. Merci à ses responsables !!


L'après-midi nous nous sommes détendus à la piscine et nous sommes allés manger des crêpes le soir.

En résumé, une journée très bénéfique pour notre action et pour le repos de nos jambes.

lundi 18 août 2008

J17 : Et en récompense... un coucher de soleil grandiose

C'est reparti ... Merci au camping des Beaux de Séderon pour leur accueil

Si la nuit a été froide, un dépôt de rosée nous a appris ce matin qu'elle avait également été humide. Nous sommes repartis en fin de matinée, après avoir pris soin de dire au revoir à nos voisins et aux responsables du camping, Charly et Claude. Une marche de 25 km nous attend aujourd'hui, ponctuée du franchissement de 4 cols. En effet, pressés par le temps, nous avons choisi de ne pas redescendre sur Ferrassières et d'aller directement à Montbrun les Bains.
Nous avons traversé un bois magnifique, vision merveilleuse altérée par la présence de mouches et de taons s'en prenant à Marius. Après une dénivelée importante nous avons atteint le col du Seuil (1253m) où Montbrun était indiqué à 16km. Ce que nous ne savions pas alors, c'est que c'était le dernier panneau que nous rencontrerions sur notre parcours...

Nous avons traversé un bois magnifique

Mais avons également rencontré de nombreux arbres morts

Nous avons encore franchi 3 autres cols : le col de l'Homme mort (1211m), le col Pointu (1322m) et le col Nu (1350m). Les cols n'étaient pas indiqués, le balisage inexistant ou plus précisément il avait été arraché par des mains malveillantes. Nous avons perdus du temps à chercher les triangles de signalisation ou à défaut leurs agrafes restées en place, ou encore le nez fourré dans notre carte et notre GPS. Et ce qui devait arriver arriva, passés les cols nous nous perdîmes. Nous avons suivi un sentier non indiqué, sur une crête abrupte et dangereuse, nous faisant penser que le comportement des personnes ayant saboté le balisage s'apparentait à de la mise en danger d'autrui, en particulier pour les familles en balade sur ces sentiers.

Et de deux !!!

C'est donc après avoir perdu beaucoup de temps que nous sommes arrivés tant bien que mal au camping de Montbrun vers 22h30, mais récompensés de nos efforts par la nature qui nous offrit un magnifique coucher de soleil pour notre arrivée magistrale.



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dimanche 17 août 2008

J16 : Des rencontres formidables

Au réveil ce matin à 8h30 il faisait encore assez froid, mais le vent de la veille au soir était tombé, et dans la nuit il avait plu. En route nous avons traversé une forêt de pins et de chênes avec le sentiment d'être dans un lieu magique habité par les elfes et les fées.
Arrivés à Pelleret à 11h00, nous avons eu une première expérience de notoriété. En effet des gens qui avaient lu la Tribune nous ont reconnus et nous ont donné 20 euros de dons que nous avons échangés contre des tickets de tombola. Ils nous ont également donné de bonne grâce du pâté, du pain et du fromage, de quoi tenir jusqu'à Montbrun. Nous les remercions de leur gentillesse. D'autant qu'ils nous ont également permis de recharger notre téléphone, le panneau solaire nous ayant malheureusement lâché. Nous sommes partis vers 14h00 direction Villefranche le Château. Nous avons ensuite aperçu la "maison d'Albator" mais en moins sympathique : des drapeaux à tête de mort flottaient sur une maison et dans un terrain.
A 16h00 petit arrêt à la chapelle de Vers sur Méouge du XVIIème siècle, où Marius s'est fait manger par des taons. Nous avons rééquilibre ses sacoches et resserré ses sangles, ce qui est un problème récurrent dans notre aventure. Nous avons repris la route pour Villefranche le Château, qui n'est pas un lieu très attrayant à part peut-être par la présence d'un édifice qui ressemble vaguement à un château et une chapelle. Pour le reste il y a beaucoup d'épaves de voitures pas très agréables à la vue. Il restait 2km pour atteindre Sederon, où nous sommes arrivés vers 19h30 et où les propriétaires du camping ont gentiment accepté de nous accueillir, ce qui n'est pas toujours évident avec la présence d'un âne. De plus ils ne nous ont offert l'emplacement et ont fait un don.

Qui dit camping, dit douche, et cela nous a fait un bien fou, tout comme l'entrecôte que nous sommes allés manger à la pizzeria du village.

Demain nous irons nous réapprovisionner car il ne nous reste plus que du quinoa et du riz. Et c'est dans ces moments là que l'on se rend compte que même du quinoa avec seulement un bouillon cube peut être super bon !


Agrandir le plan

samedi 16 août 2008

J15 : un tendon qui impose une journée tout en douceur

Cette nuit nous avons eu très froid et l'on a compris pourquoi lorsque au réveil nous avons aperçu face à nous les montagnes des Alpes enneigées.


Nous partîmes pour gravir le col de St Jean et le col de la Muze.
Échaudés par notre mésaventure du col des Pins, nous avions décidés de ne passer ni par Ballons ni pas Eygalayes comme cela était prévu, le col St Ange nous paraissant trop dangereux par temps de pluie. Notre nouvelle destination est donc directement le village d'Izon-la-Bruisse, à proximité duquel nous avons rencontré un couple de Suisse et leurs quatre filles en vacances dans leur maison de famille. Ils nous ont montré leur habitation qui possédait une grange et nous ont expliqué que les anciens propriétaires étaient un couple d'éleveurs qui avait vu mourir une à une leurs chèvres à cause de la canicule et de la sécheresse. Ils en avaient été réduits à mettre leurs bêtes dans un camion frigorifique pour les protéger de la chaleur. Une bien triste histoire.
Nous avons bu un coup et les avons quittés vers 13h00. Yvon la Bruisse est un village à l'image de la région, c'est à dire aride et désert. Nous avons tout de même trouvé un endroit sympathique pour manger : une aire spécialement aménagées près d'une source, où nous avons débâté Marius, mangé et où nous nous sommes reposés. Nous sommes partis vers 15h00 par le sentier équestre direction Pelleret, encore une fois trompés par les panneaux qui ne nous ont pas fait passer par la crête comme nous le souhaitions.
Joëlle ayant mal à la cheville nous avons décidé de planter la tente dans un décor tout droit sorti du film "Into the Wild" : dans un pré à proximité d'un autobus scolaire rouillé, abandonné au milieu de nulle part. C'est même à se demander comment il a pu être amené jusqu'ici.

vendredi 15 août 2008

J14 : Un petit voyage hors du temps

Retour dans la Drôme

Notre sommeil qui se voulait réparateur, fut troublé cette nuit pas des clients bruyants, mais tout fut bien vite oublié grâce au super petit-déjeuner préparé par les propriétaires du gîte : confitures maison de tomates au gingembre, aux pêches et épices, jus de fruit maison... Cela nous a permis de recharger efficacement les batteries pour affronter la journée puisque nous avons parcouru aujourd'hui une trentaine de kilomètres, avec certes beaucoup de plats et de routes. Nous avons plié bagages vers 9h00 pour partir en direction d'Orpière par la route départementale assez fréquentée, parcours entrecoupé parfois de traversées de vergers et de chemins de traverse dès que cela était possible. Nous avons croisé un couple d'Anglais avec une petite fille qui nous a posé des questions et donné cinq euros pour l'association. A l'approche d'Orpière, Marius a couru derrière un groupe de VTTistes que nous avons rejoint au village. Madame le Maire, Julie Ravel, souriante et avenante est venue nous accueillir. Elle a trouvé un pré pour Marius, nous a convié au repas des VTTistes. Nous la remercions vivement pour son accueil tellement agréable que nous avons eu du mal à nous décider de repartir. Nous avons tout de même repris la route vers 15h00 pour la direction d'Eygalayes, non sans avoir au préalable visité ce beau village médieval chargé d'histoire. A 1 km du village, nous avons fait un bout de chemin avec un personnage hors du commun tout droit sorti du début du XXème siècle, avec son vélo des années 1900, sa casquette, son col roulé et son pantalon en velours. On a partagé avec lui un moment très sympathique où nous avons parlé de sa passion des plantes. Ce poulbot parisien de 35 ans refusant le modernisme était précedemment transporteur à vélo pour des marques bio et semblait s'être égaré de sa butte Montmartre. Nous avons fait un petit voyage hors du temps ensemble jusqu'à notre bifurcation sur un chemin en direction du col de St Jean, le chemin des Belges.
Chemin bien nommé, puisque après avoir croisé une vierge sur un monticule ainsi que le symbole de Yin et du Yang fabriqués en pierres de différentes couleurs, nous avons discuté un moment avec un propriétaire très sympathique originaire du plat Pays .

Peu avant d'atteindre le col, nous avons choisi de planter la tente à proximité d'un champ embaumant encore la lavande fraichement cueillie. Le temps de manger, il s'est mis à pleuvoir.

Pour répondre à ceux qui s'inquiètent, mes chevilles vont beaucoup mieux, grâce à l'arnica montana et à la pommade. Joëlle a elle un petit problème de tendon qui sera je l'espère résolu après la journée de repos prévue mardi à Montbrun. A bientôt.

jeudi 14 août 2008

J13 : Notre joyeux compagnon arrête l'aventure, la nôtre continue

Réveillés ce matin de bonne heure par le froid et l'humidité, nous avons attendus avec impatience un rayon de soleil pour nous réchauffer, mais celui-ci a eu du mal à arriver jusqu'à nous dans la cuvette où notre campement était placé. Nous avons eu du mal à partir et Jérémie nous a fait par de son coup de blues et de son envie de rentrer au pays.
Penser que ces vaches ne verront jamais passer de trains m'attriste !!!

Nous nous sommes mis en route vers 9h pour gravir le col de l'Ubaye. La marche fut un peu longue mais le sentier agréable. Jérémie murit en route la décision de nous quitter légèrement plus tôt que prévu, motivé par le fait que sa sœur se trouvant sur Serres, il pourrait aller facilement la rejoindre. Nos chemins se séparèrent donc à Chanousse, Jérémie étant pris en charge par une dame qui se rendait à Serres en voiture.

Voyageur clandestin !!

Nous reprîmes la route un peu désabusés par ce départ précipité, mais conscients que Jérémie avait tout de même réussi à mener son expérience jusqu'au bout. Nous avons emprunté le chemin équestre au dessus de Chanousse pour se rendre compte qu'il était non pratiqué depuis longtemps et non praticable. S'étant mis à pleuvoir, nous avons fait demi-tour et avons finalement décidé de rejoindre Orpierre par la départementale. Traumatisés par la chute spectaculaire de Marius l'avant veille nous préférons désormais éviter les mauvais sentiers pierreux. La route n'est pas l'idéal non plus mais nous prenons le plus possible les bords de champs pour éviter l'imprudence des véhicules.
Arrivés à Trescléoux, nous avons rencontré des gens qui nous ont gentiment indiqué un autre chemin nous permettant d'éviter la départementale. Nous sommes alors tombés sur un gîte d'étape, le gîte du Mont Garde de Thérèse et Christian Godart, où nous avons décidé de passer la nuit, comblés de pouvoir satisfaire ainsi notre besoin de repos sur un vrai matelas. Marius a même eu droit à son parc.

A noter que contrairement à ce qui était prévu, nous ne ferons pas d'arrêt à Sederon, la Mairie n'ayant pas répondu favorablement à notre courrier.
Nous tenons à adresser un grand merci à tous ceux qui nous suivent et vos commentaires nous font chaud au cœur. A demain.

mercredi 13 août 2008

J12 : On sort l'Epine de Montclus...non sans mal

C'est remis des émotions de la veille que nous nous sommes réveillés le lendemain, à 6h15 pour Jérémie, et 7h00 pour les autres. Nous avons discuté un moment le temps que les affaires mouillées par la pluie de la nuit sèchent et nous avons levé le camp vers 11h00, après avoir dit au revoir à la dame qui nous a prêté son pré. Objectif de la journée : atteindre Chanousse. Nous accusons 24h de retard sur le parcours prévu.

Nous sommes descendus au village de Montmorin et encore une fois nous avons été témoins de la gentillesse et de la générosité des gens lorsqu'ils comprennent le sens de notre démarche, en la personne de ces agriculteurs, les Raymond, chez qui nous avions acheté des provisions et qui nous ont offert de bon cœur tomates, fromages frais et pêches. Nous sommes repartis pour l'Epine avec un passage par le col des Tourettes. Jérémie, spécialiste" es-cols" nous apprend qu'il culmine à 1126m. La montée fut assez difficile, pas très pentue mais longue, entre 8 et 10km. Nous avons eu la surprise d'y croiser Joël, le propriétaire du camping de Pommerol qui descendait en voiture. Nous pensions manger en haut mais l'absence d'ombre sous le soleil de plomb nous a fait continuer dans l'espoir de tomber plus loin sur un endroit herbeux et ombragé, ce que nous n'avons pas trouvé. Nous nous sommes donc satisfaits d'un bord de sentier. Après avoir traversés une partie de la très belle vallée du Buëch, nous sommes arrivés à l'Epine où nous avons été rejoint par Barbara qui nous a apporté du pain et des légumes. De Rosans à Sederon il n'y a en effet aucun commerce pour nous ravitailler. L'Epine est un petit village fort sympathique. Un bonjour poli en passant nous embarque chez Jean-Pierre et Marie-Christine, habitant le village, qui nous ont fait profiter de leur accueil sympathique en nous offrant le café, du sirop et une tarte aux framboises. Nous avons pu nous reposer et comme se sont aussi des randonneurs, ils nous ont aidé à vérifier notre itinéraire après les grosses difficultés d'hier que nous ne souhaitions bien évidemment pas réitérer. Nous avons pris plaisir à échanger nos idées, nos récits... Le parcours vers Montclus comportait malheureusement une partie de route départementale qui nous a procuré un nouveau moment de stress intense. Sur 5km nous avons pu constater que rares sont les conducteurs qui respectent les piétons : la plupart ne savent pas doubler, roulent vite, certains nous frôlant même, presque à en arracher les sacoches de Marius. Encore un moment tendu qu'il faudra vite oublier. Nous sommes arrivés à Montclus vers 19h00 où nous avons rempli les gourdes et sommes repartis en direction du col de l'Ubaye à 1086m (dixit Jérémie). Au hameau de la Combe, une chorale d'ânes du Poitou nous a accueilli avec une symphonie en "braiments majeurs" très impressionnante.
Nous nous sommes installés au pied du col de l'Ubaye avec le sentiment d'avoir bien marché aujourd'hui. Demain nous nous lèverons tôt pour affronter le col. Merci de nous avoir lus, à bientôt.

mardi 12 août 2008

J11 : Grosse frayeur au col des Pins

Ce matin a débuté par une grosse difficulté à se lever à cause de la mauvaise nuit passée (rapport aux matelas crevés). Nous avons donc émergé tard des duvets, mangé pour prendre des forces et levé le camp vers midi. C'est qu'une dure ascension nous attendait : le col des Pins qui affiche une altitude de 1325m. La première partie s'est bien passée, avec une bonne moyenne. La deuxième partie était plus difficile, le sentier de terre s'étant transformé en sentier de roches et de cailloux. Marius a glissé deux fois, ce qui nous a décidé à le soulager du sac/boudin de 5 ou 6kg qu'il portait. Nous marchions prudemment avec lui, un devant, un derrière. Quand soudain Marius déséquilibré par les sacoches est parti en arrière et s'est retrouvé les quatre fers en l'air. Joëlle qui a essayé de le retenir s'est retrouvé la jambe sous lui et une branche de buisson inconfortablement appuyée sur son ventre. Nous avons appelé Jérémie qui était loin devant, et qui a bondi comme un cabri pour nous aider. Marius était tombé à 5m du ravin, et sans les buissons qui ont arrêté sa chute il aurait glissé dedans.

Marius couché sur le flanc ne bougeait plus. Nous lui avons laissé ses sacoches car elles le maintenaient. On l'a laissé se reposer, il commençait à s'endormir. C'était un moment d'intenses émotions et de larmes.

Marius a fini par se relever doucement, et a pu gagner le sommet délesté de sa charge et de son bât. Il restait encore 150m de dénivelé. Cet accident malheureux nous a fait nous questionner un moment sur la poursuite de cette aventure ou du moins sur le rythme de notre marche. Nous avons beaucoup stressé, il nous a fallu au moins 3 heures pour nous en remettre.

Arrivés au col des Pins un panorama magnifique sur les 3 départements de la Drôme, des Hautes-Alpes et du Vaucluse nous a réconforté. Nous sommes redescendus en affrontant un nuage de mouches et de taons, et je me suis découvert expert dans l'art de tuer les taons. Nous sommes arrivés au hameau de Chattusse au dessus de Montmorin vers 18h30. Une dame nous a servi de l'eau et nous a donné la permission de planter la tente dans son pré. La tente montée nous nous sommes abrités de la pluie pendant 3 à 4 heures. Cette nuit nous avons entendu le cri d'un chevreuil (le chevreuil aboie).
Pour résumé il y eut plus de peur que de mal. Nous espérons demain des aventures tout de même moins effrayantes.

lundi 11 août 2008

J10 : Arrosés à Rosans... accueil décevant

Lever à 6h30 pour certains, à 7h30 pour un autre (moi). Nous sommes arrivés à Rosans vers 8h30, à temps cette fois pour le rendez-vous fixé à 9h30 avec les organisateurs de la Virade et la Mairie. Malheureusement, et ce pour la première fois depuis le début de cette aventure, l'accueil fut très décevant : aucun élu ne s'est présenté au rendez-vous, aucune annonce n'avait été faite, il a fallu que nous allions chercher nous même une table à la mairie... De plus l'accueil du bar du coin a été pitoyable : nous nous sommes fait sortir de la terrasse du cafetier que nous occupions avant même d'avoir pu commander des consommations, nous ôtant ainsi pour toujours l'envie de revenir. Nous pensons même soumettre le nom de cette charmante personne au guide du "broutard".

Toujours est-il que de colère, Marius a cassé un panneau de pub et a déféqué dans la fontaine !

Dépités, nous nous sommes installés sur la place où Joëlle nous a concocté un excellent thé-maison.
De drôles de zèbres à Rosans !!

Un bon point pour Rosans quand même : Hélène de l'office du tourisme qui a été très sympa et nous a permis de recharger nos batteries et d'envoyer les photos sur le blog.

Nous avons remballé et repris le GR à 11h00 pour Montmorin. En chemin nous avons pris l'orage et nous nous sommes arrêtés au gîte le Lastic où nous aurions dû dormir la veille au soir. Le responsable étant rentré, nous avons pu nous y abriter, manger un peu et se reposer.

Nous avons repris la route à 16h00. Billy, l'ami de Jérémie a marché un moment avec nous, nous enrichissant de sa connaissance de la faune et de la flore. Ce moment a été très apprécié et nous espérons le retrouver plus loin dans l'avancée de notre rando. Nous le remercions également d'avoir galamment porté le sac de Joëlle, fatiguée de sa nuit précédente à cause des matelas percés.

Nous avons franchi le col d'Archimbaou à 1085m ainsi qu'un autre col plus haut. Le temps étant menaçant nous avons mis nos Kway et avons bien ri de Jérémie qui l'avait enfilé par dessus son sac à dos, nous faisant ainsi penser au bossu de Notre-Dame.

A 19h30 nous avons planté la tente, et mis à l'abri nos sacs d'une petite averse.

A demain pour de nouvelles aventures.

dimanche 10 août 2008

J9 : La Ch'tite rando

On se dit "au-revoir" avant de partir !!


Nous sommes partis de notre camping de Pommerol à 9h00, accompagnés d'une famille du Nord qui a randonné avec nous les 14 km qui nous séparaient de Rosans. Cette Ch'tite rando nous a permis de visiter en une journée le nord de la France en leur compagnie.
Arrivés à Rosans nous avons bu un coup et téléphoné en vain à notre gîte, le C.A.T. Le Lastic avant d'apprendre qu'il était fermé. Il a fallu par conséquent trouver un autre lieu pour passer la nuit et nous nous sommes installés au bord de la rivière non loin du village.

Evènements notables de la journée : Joëlle s'est fait botté les fesses par Marius de mauvais poil et un ami de Jérémie, Billy, est venu nous rendre visite avec des provisions et du Marc de Savoie que nous n'avons pu malheureusement déboucher pour cause de perte de tire-bouchon.


Enfin la nuit fut difficile en raison des matelas gonflables percés.

samedi 9 août 2008

J8 : Repos bien mérité


Ce jour de repos très apprécié a été profitable à bien des niveaux :

- elle nous a d'abord permis de faire 3 lessives ce qui n'est pas négligeable,

- Barbara, la compagne de Gérard Bravais, est venu nous réapprovisionner en tee-shirts,

- les parents de Jérémie sont venus nous ravitailler en provisions,

- le soir nous avons festoyé avec un bon repas du terroir qui nous a régalé :
  • Salade de tommes de chèvre chaud
  • Gratin de courgettes
  • Agneau de Ste Marie
  • Dessert maison
  • Vin de noix fameux
Nous remercions vivement Joël et Laurence Morin du camping de Pommerol pour leur accueil exceptionnel. Ils nous ont réservé spécialement une caravane qui s'etait libérée et ne nous ont offert la nuitée, le petit-déjeuner et les repas. C'est leur manière de contribuer à la Virade.

En résumé nous nous sommes bien reposés, ainsi que nos muscles et nos articulations. Nous sommes fin prêts pour reprendre l'aventure demain.

vendredi 8 août 2008

J7 : Une entrecôte entre deux côtes


Ce matin, après le lever de 5h00, nous avons quitté dès 7h00 notre pré situé au lieu La Parra pour nous diriger vers La Motte Chalancon située à 15km, distance que nous avons réussi à parcourir en 4h00, pour arriver à temps au rendez-vous de 11h00.


Nous avons pu ainsi comme prévu nous joindre au pot de bienvenue et aux jeux organisés tous les vendredis par l'office de tourisme de la Motte pour les nouveaux arrivants. Nous avons une fois de plus fait une entrée très remarquée, Marius a eu un très grand succès.


Nous avons pu avec grande satisfaction manger notre premier morceau de viande depuis une semaine : une entrecôte-frites au poivre vert inoubliable !
Nous sommes repartis vers 15h30 après que l'aubergiste nous ait indiqué le chemin, avont franchi le col de Mareoux (802m) et du Faux (1150 m) qui domine Pommerol.

Non ce n'est pas un menhir, c'est un sac à dos !


Faute d'apercevoir les aigles royaux nous avons eu tout de même la chance de les entendre. Puis nous avons cherché en vain le sentier indiqué par les cartes qui devait nous descendre au village. D'autres sentiers se présentaient mais inaccessibles du fait des clôtures mises en place pour les vaches. Il a donc fallu remonter jusqu'à 1000 mètres pour trouver de nuit un sentier praticable mais très pentu où nous avons glissé plusieurs fois.

Nous sommes arrivés au camping de Pommerol à 22h30, où le propriétaire nous avait réservé une caravane et surtout un bon matelas, enfin ! Après une bonne douche, le propriétaire nous a offert à boire et nous a appris qu'il était également l'éleveur qui avait clôturé l'accès aux sentiers !

Demain notre première journée de repos.

jeudi 7 août 2008

J6 - Une pluie raffraichissante


Nous sachant attendus à St Nazaire le Désert, la sonnerie du réveil fut programmée à 5h00. Mais la fatigue nous cloua dans nos duvets et ce n'est qu'à 6h15 que le branle-bas de combat fut lancé et seulement à 7h30 que nous quittâmes la ferme.

Nous sommes arrivés à 11h00 à St Nazaire sous une averse, accueillis par un petit comité que nous avions pu prévenir de notre retard. Les organisateurs qui avaient fait les choses en grand, avaient placardé des affichettes dans le village afin de prévenir la population de notre arrivée. Nous avons récoltés de nouveaux dons ainsi que des tickets de tombola. Les tee-shirts taille adulte sont en rupture de stock, mais heureusement nous devrions être réapprovisionnés demain.

La fatigue nous gagnant, nous avons eu du mal à partir. Nous prîmes la route dans un effort vers 16h30, empruntant un sentier que je connaissais pour l'avoir pris l'année dernière. Direction : La Motte Chalencon. Nous avons gravi le col des Lièvres à 930m, aperçu une biche, sommes redescendu sur Volvent, et avons effectué en tout une douzaine de kilomètres. Nous avons également rencontré un berger. Puis en fin de soirée, à cause de l'orage qui tournait autour de nous, nous avons planté la tente dans un pré où Marius s'est couché épuisé.

Avec satisfaction nous constatons que notre périple est grevé de rencontres, conscients également que la présence d'un âne favorise ces contacts. Malheureusement les rencontres individuelles ne sont pas très fructueuses sur le plan de la récolte des dons, ceux-ci étant bien plus conséquents lorsque l'appel est lancé dans les petits villages.



Malgré la fatigue, mes chevilles qui me font mal et cette impression de ne jamais arriver à rattraper notre retard, nous restons zen. En effet si les dons sont un régal pour le cœur, le spectacle que nous offre la nature à chaque fois que nous franchissons un col est un régal pour nos yeux dépaysés.

Nous vous rappelons que les dons en faveur de la recherche contre la mucoviscidose sont déductibles des impôts. Envoyez les à :


Gérard Bravais
La Virade de Marius
Vaincre la Mucoviscidose
26110 Saint Ferréol Trente Pas


Demain objectif la Motte Chalencon et Pommerol, où nous pourrons bénéficier de notre première journée de repos après une semaine et 160km de marche. Nous quitterons ensuite la Drôme pour les Hautes-Alpes et le Rosannais.

A demain.

mercredi 6 août 2008

J5 - On rattrape notre retard


Aujourd'hui, lever très matinal à 5h00. Le temps de ranger les tentes et duvets, de rebâter méticuleusement Marius, nous nous sommes mis en route à 6h40, direction Pennes le Sec où nous sommes arrivés vers les 16h00.

Entre-temps nous nous sommes abandonnés à une petite sieste dans les bois. A Savel nous avons fait la rencontre très sympathique d'Huguette la bergère, qui nous a parlé de sa vie, de son activité et nous a proposé de nous vendre courgettes, fromages de brebis et œufs. Malheureusement, ces derniers ont fini en omelette au fond du ravin quelques kilomètres plus loin en glissant des sacoches dans un rire général.

Marius a eut droit lui à sa petite récompense sous la forme d'une carotte puisque il a réussi à traverser la rivière tout seul. Après réflexions, nous pensons que la fatigue doit y être pour quelque chose, il n'a pas dû se rendre compte de ce qu'il faisait !



A Pennes le Sec nous prîmes le temps de visiter un temple et de boire un coup pour nous requinquer dans une auberge. Le patron était de notre avis sur le fait que les panneaux indicateurs du conseil général n'étaient pas fiables.


Repartis en direction de St Nazaire le Désert, nous avons traversé la forêt de la Roanne et franchi le gué du Colombier les pieds dans l'eau sans que cela ne pose problème à Marius. Nous avons bien marché mais malgré cela la majorité masculine de notre groupe, pressée par le temps, a dû refuser à Joëlle une nouvelle petite pause-baignade dans la rivière.


Arrivée à Brette à 21h30, où l'on nous indiqua une distance de 12km à parcourir jusqu'à St Nazaire, ce qui converti en temps équin équivaut à 4h pour un âne. On nous proposa alors de camper à la ferme des Villards, dont les sympathiques propriétaires, la famille Reynaud, comblèrent Marius en lui offrant du foin. Sensibilisés à la lutte contre la mucoviscidose, ils nous offrirent le prix de l'emplacement pour la nuit dans leur camping et nous les en remercions de tout cœur. Nous avons pu prendre une douche et avoir le plaisir de dormir le nez dans les étoiles filantes, un vrai régal.

mardi 5 août 2008

J4 - Journée épuisante (merci IGN)


Ce matin nous nous sommes réveillés de bonne heure à 7h00 et avons repris le chemin au milieu d'une végétation trempée de l'humidité nocturne. Les complications ont commencé avec la difficulté à faire traverser par Marius le ruisseau situé en contrebas du pré où nous avions passé la nuit. Il a sauté et failli se faire mal en retombant les quatre sabots dans les cailloux. Heureusement il y eut plus de peur que de mal.


Nous avions estimé la veille être à 2/3 kilomètres du col de la Chaudière. En réalité, la carte IGN (pourtant la dernière mise à jour) ne mentionnait pas les nombreux lacets du parcours. Et c'est seulement en fin de matinée que nous sommes parvenus à destination épuisés. Heureusement nous fûmes tout de même réconfortés en chemin par la beauté des paysages que nous découvrions tous aussi magnifiques que les précédents à chaque vallée ou flanc de montagnes franchis.
Nous sommes redescendus assez difficilement sur St Benoit, par des lacets encore non répertoriés, et avons traversé la forêt de Laup. Nous étions au village à 18h00. Après s'être baigné, avoir mangé et rempli nos gourdes chez une famille avec qui nous avons discuté, nous avons du repartir, à l'inverse de ce que nous avions prévu, pour rattraper notre retard et profiter d'un temps nuageux moins éprouvant. Malgré cela, nous étions fatigués, Joëlle tombant de sommeil nous nous sommes arrêtés près de la rivière pour dormir.



La journée s'est quand même terminée sur une bonne note avec la visite en fin de soirée de David, vigneron de son état, qui n'est pas venu seul mais accompagné de pâtés, saucissons et vin blanc. Une très bonne idée qui nous a mis du baume au cœur.

La presse en a parlé ...

Le Dauphiné Libéré du 5 août 2008

lundi 4 août 2008

J3 - la rando suit son cours...d'eau

Ce matin après un lever à 6h00 et un départ du campement à 7h30 nous avons rallié Bourdeaux où nous sommes arrivés à 9h30.


Etaient présents, les organisateurs habituels, Gérard Bravais, Jean-Claude et Michelle Lyon, ainsi que le maire et ses adjoints.


Nous en avons profité pour effectuer quelques courses, avant une traversée de l'arrière-pays de deux jours sans commerce.

Et c'est à notre grande satisfaction 170 euros de dons que nous avons récoltés sur place, portant le total depuis le début de l'opération à 1000 euros. Et ce n'est que le troisième jour !! Ce succès tant espéré nécessite de ce fait une nouvelle confection de tee-shirts dont vont se charger les efficaces organisateurs de la Virade.

Après être restés quelques instants à la terrasse du bar et avoir profité de la connexion internet de l'office du tourisme pour envoyer nos photos, nous voilà repartis en direction du col de la Chaudière.

C'est alors que sous un soleil de plomb nous avons croisé le lit de la rivière dans lequel nous n'avons pu résister de nous étendre à notre grand bénéfice. Baignade, repos et chaleur nous ont détournés un moment du chemin, qu'il a fallu reprendre à 16h50 en grimpant, toujours sous une température étouffante, jusqu'à la bergerie de Fonderesse située sur un plateau.


Pendant que certains se baignent

...d'autres font la lessive !!

Arrivés sur place nous avons profité quelques instants d'une vue magnifique, mais alors que nous nous demandions si nous allions passer la nuit ici, Marius eu affaire à des éléments importuns qui décidèrent à notre place : une attaque de taons qui nous obligea à le calmer et à lui passer du produit, puis le bruit d'une tondeuse auto-portée qui l'effraya. Nous repartîmes donc...
Nous sommes redescendus par un sentier très étroit à fleur de ravin (selon l'expression chère à Jérémie), entrecoupé de petits ruisseaux que Marius sautait comme un cabri, au risque de déséquilibrer les sacoches. Un cours d'eau plus important nous obligea alors à le débâter afin de pouvoir traverser, non sans mal tout de même, en pataugeant dans la boue.

Après avoir continué à descendre, nous nous sommes arrêtés dans un pré, à proximité d'un ruisseau situé en contrebas, à 3km environ du col de la Chaudière. Après calcul, nous comptabilisons une vingtaine de kilomètres de marche aujourd'hui.
En résumé, tout le monde avance bien, au rythme du soleil et non de la montre, l'idée étant de marcher le plus possible le matin et le soir, lorsque les températures sont plus clémentes, et de s'arrêter voire se baigner, dès qu'il fait trop chaud. C'est ainsi que demain nous comptons arriver à St Benoit en Diois et sa rivière vers 11h00 .

A demain.

dimanche 3 août 2008

J2 - En route pour la joie

Ce matin lever à 6h30. Attendus à 9h30 à Dieulefit, nous avons pris la route à 7h40 avec confiance et à l'esprit les 6km qu'il nous restait à parcourir comme l'indiquait la veille le panneau du Conseil Général. Nous avons en fait effectué le double, soit 12km en tout !!! A cette contrariété s'ajoutait l'impossibilité de joindre un de nos correspondant pour prévenir de notre retard, les batteries du téléphone nous ayant lâchées.

Et voilà qu'en descendant la montagne de Dieu-Grâce par le GR9, nous fûmes stoppés par la barrière qu'un propriétaire avait installée à la place d'un portail, pour bloquer l'accès de son terrain aux usagers autres que randonneurs à pied. L'escalade était rendu possible pour ces derniers par la présence d'un rocher mais bien évidemment elle était impossible pour Marius.
Le propriétaire ne voulait rien entendre, exaspéré par l'attitude des conducteurs de quad, moto et des chasseurs qui s'autorisaient à passer en force. Il est dommage que les cavaliers et leurs amis équins aient à pâtir de l'attitude irresponsable d'autres promeneurs moins paisibles. Notre colère fit donc place à de la compréhension et la diplomatie de Joëlle,qui craignait que Marius ne se fasse mal, eut raison de l'obstination de l'occupant des lieux qui consentit à nous ouvrir sa barrière vers la suite de nos aventures.

Nous sommes finalement arrivés à Dieulefit à 11h15, la traversée de la ville de notre équipage provoquant différentes réactions : curiosités, sourires, enthousiasmes...



Devant l'office du tourisme nous avons rejoint notre comité d'accueil composé de Gérard Bravais, Jean-Claude et Michelle Lyon, organisateurs des virades sur le secteur du pays de Dieulefit, le maire et conseiller général Christine Priotto ainsi que ses adjoints.


En raison de l'heure avancée, croissants et café ont laissé la place aux pizzas gentiment offertes par Michelle et Jean-Claude, qui nous ont de surcroit offert le café chez eux après notre ravitaillement en fruits et légumes à la supérette du coin. Nous en avons également profité pour faire une sieste et Marius a pris des forces.

"Regarde ! il tond la pelouse de Papy !"

Nous avons pris congé de nos hôtes après avoir pris grand soin de bâter Marius correctement, opération qui peut prendre de 1/2 heure à 1 heure. En effet à chaque fois que nous mangeons et buvons la charge est allégée et il devient nécessaire de rééquilibrer les sacoches.



A 17h30 nous avons pris la direction de la chapelle de Comps , l'idée de marcher un peu de nuit à la fraîche n'étant pas pour nous déplaire. C'est alors que nous avons rencontré Jean-Noël, Rachel et leurs enfants qui marchaient pour la même destination.


Sur le parcours nous avons dû aborder un passage difficile à flanc de ravin où l'année dernière Marius avait débâté. De plus le chemin s'était effondré sur 5 mètres. Nous avons avancé prudemment, soutenant les sacoches pour maintenir l'équilibre et Joëlle guidant Marius.

Arrivés à la chapelle de Comps, lieu mystique pour Jérémie, nous avons effectué une pause tout en discutant avec des gens pour leur expliquer le but de notre action.


Ensuite nous avons continué en direction de Bourdeaux, traversant deux bois dont l'un dans la pénombre, et établissant notre bivouac dans un champ à deux heures du village.

Des cousins

Nous ne sommes attendus nulle part précisément les trois jours suivants, notre prochain rendez-vous étant fixé à St Nazaire le Désert. Nous serons donc moins tenus par les contraintes horaires.

Pour résumer ce fut une super journée, et, malgré les quelques difficultés et un repos bien mérité, nous avons eu l'impression de rattraper notre retard. Grâce à Marius notamment, qui a bien marché malgré les 45kg de charge sur son dos, une première pour lui !

Nous tenons à remercier les personnes participant à notre opération, cela nous fait chaud au coeur et nous motive encore plus, et nous vous rappelons que pour apporter votre soutien au Marius Tour 2008 contre la mucoviscidose vous pouvez envoyer vos dons à :

Gérard Bravais
La Virade de Marius
Vaincre la Mucoviscidose
26110 Saint Ferréol Trente Pas

samedi 2 août 2008

J1 - Démarrage difficile

Enfin le jour J tant attendu ! Il est ensoleillé, quelle chance. Rendez-vous était donné à 10h00 sur la place de Rousset les Vignes pour un pot de départ organisé par la mairie. C'était sans compter sur une défaillance informatique, rendant impossible le transfert des cartes de la randonnée du PC vers le GPS. Il a donc fallu apprendre par cœur le parcours et se résoudre à partir avec quelques minutes de retard.

Les difficultés n'étaient pas terminées puisque en chemin vers Rousset, Marius a débâté, nous faisant perdre encore quelques précieuses minutes et ajoutant à notre contrariété, nous sachant impatiemment attendus.
Nous sommes enfin arrivés à 10h45 sur les lieux de rassemblement où de nombreux habitants, M. le Maire et Gérard Bravais nous ont accueilli. Ce dernier est le responsable de la Virade de l'espoir pour le territoire du Nyonsais. Après un bref rappel utile de ce qu'est la mucoviscidose, il a fait le point sur l'avancée de la recherche pour la lutte conter cette maladie. Des progrès ont été réalisés sur le plan génétique, il a bon espoir en ce qui concerne les années à venir.

Morgane atteinte de la maladie et dont le joli minois est associé à l'opération, était également présente .

Ont suivis les encouragements de M. Le Maire qui par la suite m'a tendu le micro afin que je présente les grandes lignes du parcours.

M. Bravais a également présenté le tee-shirt vendu lors de notre tournée au profit de l'association. Et c'est d'ores et déjà lors de cette première journée un tiers des tee-shirts qui a été vendu et 700 euros récoltés en tout grâce à cette vente et aux dons. Merci à tous.

Nous avons finalement repris la route à 11h40, très en retard sur l'horaire initialement prévu. Et les tracas n'étaient pas terminés puisque en chemin au Pègue il a fallu résoudre le problème du bât de Marius qui continuait à glisser, en plaçant les sangles différemment.

De surcroit, alors que nous étions en direction de Dieulefit, nous nous sommes égarés faute de GPS et nous nous sommes retrouvés à la ferme de la Lance, nous obligeant à redescendre et à effectuer un détour important.
La journée s'est terminée par une marche à la lueur de la lampe torche, et devant l'impossibilité de rallier Dieulefit dans ces conditions comme cela était prévu, nous avons décidé d'installer la tente dans un champ de lavandes sur la commune de la Roche St Secret. C'est alors que nous nous sommes aperçu d'un dernier petit désagrément : l'oubli de nos duvets ! Cela sera bientôt réparé (merci maman).
En résumé, ces 25 km de marche nous ont régalé malgré les quelques difficultés vite oubliées. Demain lever à 5h30 et départ à 6h30 car nous sommes attendus à Dieulefit pour 9h30.

A demain.

jeudi 31 juillet 2008

Dans les starting-blocks

On y est presque... J-2 avant le départ.
Un départ qui s'annonce festif grâce à la mairie de Rousset-les-Vignes qui organise à cette occasion, un petit rassemblement sur la place du village.
Le rendez-vous est fixé à 9H15. Tous les enfants (petits et grands et ... très grands) sont invités à aller chercher Marius pour l'encourager et à l'accompagner à travers les champs et les vignes jusqu'aux Auches. Morgane devrait être présente.
Inutile de vous dire que nous sommes tous les trois très excités... Il reste encore pas mal de choses à préparer, quelques bricoles à acheter, les t-shirts à récupérer, les sacs à fermer, des campings à appeler, le blog à mettre à jour... Bref y a encore du boulot avant de prendre la route !!

La Presse en parle ...

lundi 28 juillet 2008

10 kg de nourriture... au moins !!

Les courses sont faites ... ou presque !!
On devrait finalement dépasser les 10 kg d'aliments. Au menu : pâtes et riz complets, lentilles, et quinoa pour l'essentiel. Nous aurons également de la purée de pomme de terre et carotte déshydratée avec quinoa et
sésame, pâté, sardines, muesli, compotes de pommes, un wagon de fruits secs (abricots, bananes, figues,...). La plupart en bio... La rando est l'occasion de manger sain. C’est pour cette raison que j'évite produits lyophilisés et autres barres de céréales dont on ne connaît pas vraiment la composition. Chez Décathlon par exemple, personne n'a su me dire si leurs produits contenaient des OGM... Alors on fera sans !!
Dans le sac nous aurons bien évidemment café et thé à la menthe mais aussi lait en poudre.
Quant au
x fruits et légumes, nous en emporterons pour la première journée. Par la suite, nous achèterons le maximum dans les villages ou dans les fermes.

mercredi 23 juillet 2008

La rando se transforme en mini-expédition !

Une petite partie du matériel !!
Comme je vous l'ai dit il y a quelques jours, nous partirons finalement à trois samedi prochain.
Du coup, c'est toute l'organisation qu'il faut repenser car les sacoches de Marius ne sont pas extensibles et il ne pourra porter plus que les 40 kg habituels.
Bien sûr certains me diront qu'"un âne peu porter beaucoup plus que ça" parce qu'en Afrique du Nord, ils en ont "vu avec des charges bien plus importantes"... Certes... Mais comme dirait l'autre : "Qui veut voyager loin ménage sa monture !!". Et puis j'ai toujours en mémoire la petite phrase d'une mamie rencontrée à Faucon lors de notre précédente randonnée : "L'homme choisit sa charge, c'est mental, mais l'âne non !" m'avait-elle dit en s’inquiétant de savoir si les sacs n'étaient pas trop lourds pour mon compagnon de voyage.
Alors la première des choses, est de connaître le poids exact du matériel que nous allons ranger dans les sacoches : duvets, tentes, casseroles, gamelles, douche solaire, gourdes (environ 14 litres d'eau), mais aussi bloc de sel, longes, brosse, et divers matériels pour Marius. A cela, il faut compter le poids du bât. Et croyez moi ce n'est pas du titane!!
La nourriture tient une place importante dans les sacoches même si on ne prendra pas pour trois semaines d'aliments. Il n'empêche que nous aurons, sans doute, entre 8 à 10 kg de victuailles. Mais pour trois randonneurs, ce n'est pas grand chose ! Nous achèterons donc dans les communes où ce sera possible. Car en effet, les supérettes se font rares dans nos campagnes et il arrivera au cours du périple, de marcher 3 ou 4 jours sans trouver un commerce ! Autant dire qu'il faut prévoir !
Il est donc impératif pour moi de revoir l'organisation de cette randonnée au niveau de la nourriture et bien anticipe
r les jours où nous traverserons des villages privés de petits commerces.
Une chose est certaine : nos sacs à dos seront eux aussi un peu plus lourds !!

mardi 22 juillet 2008

Joelle et Jérémie : pour eux, ce sera une grande première

Première rencontre de Joëlle et Marius

Pour ce périple, Marius et moi ne seront pas seuls. Joëlle et Jérémie ont souhaité nous suivre dans cette aventure. Mais qui sont-ils ? Petite présentation...

Jérémie est un étudiant en master de physique à Montpellier de 22 ans. Je l'ai rencontré un soir lors d'une soirée organisée par le Rotary Club au profit de la lutte contre la mucoviscidose. Jérémie avait suivi le Marius Tour 2007 et l’annonce de mon prochain périple l'avait emballé : depuis longtemps, il rêvait aussi d'une longue randonnée. Il m'a demandé s'il pouvait me suivre. J'ai répondu "volontiers". Ce sera une première pour lui : «découvrir les petits recoins de notre belle région, les endroits où l'on ne peut aller qu'à pied…». Sportif dans l'âme, il s'entraîne en faisant chaque jour 7 à 8 km. Il partira samedi de Rousset et s'arrêtera, pour des raisons personnelles, le 22 août, soit presque à l'arrivée !

Joëlle était restauratrice à Avignon : elle a vendu son commerce en avril, avec une envie profonde de retrouver de vraies valeurs, de revenir à une vie plus proche de la nature. Cette mère de famille veut faire un «retour aux sources» après des années d'un travail envahissant. Je crois qu'elle ne va pas être déçue ! Elle souhaite aussi donner à ceux qui ont besoin d'aide «même modestement», dit-elle. Pour Joëlle aussi ce périple est une grande première...

lundi 7 juillet 2008

Le parcours se dessine

Le départ approche. Dans moins d'un mois nous serons sur les sentiers pour ce nouveau grand périple ! Une nouvelle aventure entre le Diois et les Baronnies, entre la vallée de l'Oule et la vallée de l'Eygues.
Nous serons quatre à vivre ce périple : Joëlle, Jérémie, Marius (bien évidemment) et moi. Mais celles et ceux qui voudront nous rejoindre pour une journée, deux jours ou plus pourront le faire. En suivant le blog, vous saurez où nous nous trouverons au jour le jour.
Voici le parcours... Nous marcherons finalement près 450km ... Trois journées sont prévues pour se reposer. Une par semaine : la première à Pommerol, la seconde à Séderon et la troisième à Montbrun-les-Bains.

Dans le détail :

Samedi 2 août : Rousset - Dieulefit (23,23 km)
Dimanche 3 août : Dieulefit - Bourdeaux (21,72 km)
Lundi 4 août : Bourdeaux - Saint-Benoit-en-Diois (26,90 km)
Mardi 5 août : Saint-Benoit-en-Diois - Brette (22,40 km)
Mercredi 6 août : Brette - Pradelle - Saint-Nazaire-le-Désert(23,50km)
Jeudi 7 août : Saint-Nazaire-le-Désert - La Motte Chalencon(28,74km)
Vendredi 8 août : La Motte Chalencon - Pommerol (20,16 km)
Samedi 9 août : Repos (166.65 km)Dimanche 10 août : Pommerol - Rosans (12,82 km)
Lundi 11 août : Rosans - Montmorin (18,05 km)
Mardi 12 août : Montmorin - Montclus - Chanousse (23,48 km)
Mercredi 13 août : Chanousse - Orpierre - 14.86 km)
-Jeudi 14 août : Orpierre - Ballons - Eygalayes (20,55 km)
Vendredi 15 août : Eygalayes - Villefranche-le-Château - Séderon (26 km)
Samedi 16 août : Repos Séderon (282 km) Dimanche 17 août : Séderon - Revest-sur-Bion (24,81km)
Lundi 18 août : Revest-sur-Bion - Montbrun-les-Bains (27 km)
Mardi 19 août : Repos à Montbrun les bains
Mercredi 20 août : Montbrun les bains - Montauban-sur-Ouvèze (24,81 km)
Jeudi 21 août :Montauban-sur-Ouvèze - Poët en Percip (15,17 km)
Vendredi 22 août : Poët en Percip - Buis les Baronnies (19 km)
Samedi 23 août : Buis les Baronnies - Montaulieu (25,48 km)
Dimanche 24 août : Montaulieu - Nyons - Venterol -Rousset les Vignes (26,05 km)

jeudi 26 juin 2008

Les Virades de l'espoir, c'est quoi ?

Beaucoup me demandent ce qu'est une virade.

En fait, "les Virades" sont une journée nationale de mobilisation contre la mucoviscidose.
Pour tous, un mot d’ordre : donner son souffle pour ceux qui en manquent.
Le but : sensibiliser le grand public et collecter des fonds pour vaincre la mucoviscidose.

Concrètement, les Virades de l'espoir sont des marches parrainées, où chacun peut accomplir un effort physique à sa mesure en apportant des dons recueillis auprès de son entourage et/ou un don personnel.
Les Virades sont aussi de grandes fêtes conviviales où se déroulent les animations les plus diverses. Traditionnellement, chaque Virade se termine par un lâcher de ballons, symbole de souffle et porteur d'espoir.

Des moyens pour vaincre la mucoviscidose

Les Virades 2007 se sont déroulées sur 450 sites en France. Cette 23ème édition a permis de récolter 5,4 millions d’euros. Les dons collectés vont permettre à l’association Vaincre la Mucoviscidose de poursuivre et renforcer l’ensemble de ses actions, à travers ses missions fondamentales, notamment dans la recherche. 2,6 millions d’euros sont d’ores et déjà investis dans 79 projets de recherche, dès le mois d’octobre 2007 et pour l’année 2008.


L'édition 2008 aura lieu le 28 septembre. Je vous donnerais dans les prochaines semaines, les lieux où seront organisées les Virades.
Vous l'aurez compris : notre virade aura deux mois d'avance !!

lundi 16 juin 2008

L'association "Vaincre la Mucoviscidose"

L'association a été créée en 1965 par des parents de jeunes patients atteints de mucoviscidose . A cette époque, on ne prédisait guère plus de 7 ans d'espérance de vie à la naissance de ces enfants. Dès l'origine, les parents de malades se sont associés aux soignants pour mener une action plus efficace. Depuis, le travail accompli a permis des avancées énormes, les "mucos" ne sont plus seulement de jeunes enfants; nous comptons aujourd'hui plus d'un tiers d'adultes parmi les malades. Mais il nous faut aller plus loin et vaincre enfin la mucoviscidose.


Ses missions

Vaincre la Mucoviscidose accompagne les malades et leur famille dans chaque aspect de leur vie bouleversée par la mucoviscidose. L'association est organisée autour de 4 missions prioritaires : guérir, soigner, vivre mieux, et sensibiliser. Pour avancer sur ces 4 missions, l'association conjugue expérience, expertise professionnelle et bénévolat grâce à un fonctionnement démocratique. Et parce que nous n'avons d'autre choix que d'agir plus pour subir moins, notre action est organisée pour réaliser les 60 propositions concrètes du projet ambitieux et volontariste dessiné dans le livre blanc de l'association.


Ses ressources

95% de ses ressources reposent sur la générosité des particuliers et de nos partenaires. Cela permet à l'association une indépendance totale : nous devons à tous d'exister, mais ne sommes inféodés à personne. Nous portons la parole des malades et de leurs familles librement auprès des pouvoirs publics ou de l'industrie pharmaceutique, et sommes totalement libres d'assumer nos positions et nos revendications.

Nos ressources font par ailleurs l'objet d'une gestion et d'une répartition transparente, garantie par le comité de la charte du don en confiance.

Vaincre la Mucoviscidose est forte de tous les hommes et femmes qui se sont mobilisés depuis plus de 40 ans, pour faire bouger les choses, découvrir le gène de la maladie, et lancer des projets de recherche sur lesquels repose un véritable espoir de guérison. Aujourd'hui, 400 bénévoles assument une responsabilité politique ou financière, accompagnés par 36 professionnels salariés. 30 000 bénévoles occasionnels viennent nous prêter main forte chaque année, tout particulièrement durant le week-end des Virades.

Qu'est-ce que la Mucoviscidose ...

C’est une maladie génétique, toujours transmise conjointement (le plus souvent sans le savoir) par le père et la mère. La mucoviscidose est une maladie qui touche les voies respiratoires et le système digestif. Elle n’est pas contagieuse.


Que signifie mucoviscidose ?

Ce mot est composé de : MUCUS + VISCOSITÉ = MUCOVISCIDOSE.
Le corps de chacun d’entre nous produit du mucus. Cette substance fluide tapisse et humidifie les canaux de certains organes de notre corps. Dans le cas de la mucoviscidose, le mucus est épais et collant. Ce manque de fluidité va provoquer des difficultés au niveau des voies respiratoires et digestives. Ainsi les bronches peuvent-elles s’encombrer et s’infecter provoquant toux et expectorations. Les voies et canaux digestifs (intestins, pancréas, foie) peuvent également être obstrués, provoquant des prob
lèmes de digestion.


Comprendre la mucoviscidose

La mucoviscidose touche plusieurs organes principalement les voies digestives et respiratoires.
En France, un nouveau-né sur 4200 est touché par la mucoviscidose. En effet, cette maladie génétique est assez fréquente. Ainsi 2 millions de personnes sont porteuses du gène et peuvent le transmettre à leur enfant. Environ 200 enfants naissent chaque année en France avec la mucoviscidose.

La mucoviscidose...

- Touche aussi bien des garçons que des filles;
- Est différente d’un patient à l’autre;
- N'est pas contagieuse;
- N’affecte pas les capacités intellectuelles ni musculaires;
- Est une maladie chronique dont la prise en charge médicale est bien organisée aujourd’hui;
- Ne se voit pas et ne crée pas de handicap moteur ni mental.


Pas une, mais des mucoviscidoses

La maladie peut s’exprimer de façon différente chez chaque patient. Certains sont plus touchés au niveau des poumons et d’autres au niveau de l’appareil digestif.


Une espérance de vie limitée mais en progrès constant

Grâce aux projets de la recherche et de soins, pour les enfants qui naissent en 2007, l’espérance de vie est de 46 ans, alors qu'elle n'était que de 7 ans en 1965. Mais l’âge moyen de décès de l’ensemble des patients n'est que de 24 ans.

dimanche 1 juin 2008